Dans le cercle de fer : une conférence

Jean-Paul Lesimple et Jean-Marie Wiscart, les commentateurs du journal de guerre du Pasteur Kaltenabch — Dans le cercle de fer — ont donné une conférence le 17 novembre 2017 à Laon, à l'invitation de la Société d'Histoire de Haute-Picardie.

Celle-ci a enregistré le son de la conférence et vous propose de l'écouter. Attention la qualité sonore n'est pas des meilleures au début mais cela s'améliore par la suite.

Conférence de Jean-Paul Lesimple et de Jean-Marie Wiscart (17 novembre 2017) sur youtube

Article choisi : Les enfants aveugles en Afrique

 

Les enfants aveugles en Afrique

parrainage

 

Quelques données implacables pour situer l’ampleur du problème de la malvoyance infantile : –  Toutes les minutes, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, quelque part dans le monde, un enfant devient aveugle. –  L’Afrique subsaharienne est la région ayant la plus forte prévalence de la cécité au monde 1,24 pour 1.000 enfants, comparativement à 0,8 en Inde et 0,3 en Europe. –Trois enfants pauvres sur cinq, qui deviennent aveugles, sont susceptibles de mourir dans les 2 ans après avoir perdu la vue. Les enfants de moins de 5 ans sont ceux qui ont le plus de risques et plus de 60 % d’entre eux meurent moins d’un an après avoir perdu la vue. – Il y a aujourd’hui 1,5 million d’enfants aveugles dans le monde.


 

 

Et pourtant… la moitié des cas de cécité infantile est évitable ! La cause la plus fréquente est la cataracte. En Europe, cette opacification du cristallin est liée à l’âge ou à la maladie et elle est pratiquement inexistante chez l’enfant. En Afrique en revanche, la pauvreté, la malnutrition empêchent les enfants de résister aux maladies virales comme la rougeole ou la rubéole, aux infections comme les otites, et les carences en vitamine A provoquent des troubles de la vision. Les enfants aveugles d’Afrique subsaharienne sont ainsi confrontés à quatre défis majeurs : bon nombre ne sont pas suivis assez tôt pour bénéficier d’une intervention réussie ; les enfants sont extrêmement vulnérables ; il y a très peu d’infrastructures et d’aide médicale spécialisée à leur disposition ; le fort taux de mortalité chez les enfants aveugles est lié aux conditions médicales qui causent la cécité chez eux. Lorsqu’on opère un enfant de la cataracte avant l’âge de huit ans, il peut retrouver l’usage complet de la vue. Si on attend, le réflexe rétinien n’est plus le même et si l’œil est techniquement guéri, la vision ne revient pas. De toutes façons, après l’opération, les enfants ont besoin de lunettes spéciales, voire de loupes, pour pouvoir retourner à l’école et suivre les cours. Mais avant d’en venir à l’extrémité que constitue une opération, il est bien évident qu’il convient de s’attaquer auparavant aux causes de risques de cécité, puisque 50 % de celles-ci sont évitables. On sait que les cataractes congénitales, par exemple, sont très souvent associées à une maladie infantile bien connue, la rubéole. L’impérieuse nécessité de la vaccination est donc incontestable, d’autant que cette maladie, outre ses effets négatifs sur la vue présente aussi des risques pour le développement des fœtus, comme la surdité ou la malformation cardiaque. Ainsi, plus de 90 % des enfants aveugles ne reçoivent aucune instruction et la grande majorité d’entre eux ne pourront jamais réaliser pleinement leur potentiel. On estime que la cécité de l’enfant est responsable de 30 % du coût économique global de la cécité bien qu’elle représente moins de 4 % de l’ensemble des cas. Ce manque d’instruction perpétue donc le cycle dramatiquement vicieux de l’illettrisme et de la pauvreté. On sait que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture est un long périple que tout enfant est amené à parcourir.


En Afrique pourtant, nombreux sont ceux qui, atteints de cécité, n’accèdent à aucun savoir. Souvent rejetés par la société et leurs familles, analphabètes, ils sont réduits à la mendicité, cantonnés au statut de chômeurs éternels et condamnés à une espérance de vie brève et misérable. Leur instruction et leur éducation n'apparaissent pas comme une priorité pour la simple raison que l’on ne voit pas d’intérêt à investir dans la formation d’un enfant aveugle. Ils sont donc laissés pour compte, ni leurs parents ni les institutions n’étant en mesure de les prendre en charge convenablement. Il faut donc les aider et mettre fin à cette idée reçue selon laquelle un enfant frappé de cécité n’a aucun avenir. Il faut créer dans ces pays, des structures pédagogiques d’accueil destinées à l’instruction et à l’éducation des enfants déficients visuels. L’apprentissage du braille, de la locomotion, d’activités physiques et manuelles constituent la pierre angulaire de ces structures, conçues pour être adaptées au handicap visuel. Il faut donner une réelle chance à ces enfants d’apprendre à lire, écrire, compter, dessiner. Il faut ouvrir des établissements d’apprentissage qui soient aussi des lieux de vie où les enfants peuvent découvrir de nouvelles expériences, rencontrer de nouvelles personnes, apprendre à vivre en société, apprendre tout simplement à vivre, avec leur handicap. Nos amis de la Mission Évangélique Braille chiffrent à 40 € par an, pendant une scolarité de 3 années, le coût d’un kit d’alphabétisation pour un enfant aveugle. Le parrainage international permet donc, pour des sommes modestes, d’aider ces enfants, nés dans les pays les plus pauvres, à être scolarisés, nourris et soignés. Parrainer un enfant, c’est donc : s’engager dans un esprit de solidarité ; aider un enfant à grandir ; partager des moments privilégiés ; créer un lien avec un enfant et sa famille ; donner un avenir à un enfant. Le parrainage d’un enfant aveugle répond à la Parole : « Celui qui accueille, en mon nom, un enfant comme celui-ci, m’accueille moi-même.» (Matthieu 18 . 5) Daniel STROHL Bénévole à la Fondation

 

 

Historique

 

Les débuts

C'est en 1920, que 200 protestants, réunis autour du pasteur Freddy Durrleman (portrait ci-dessus) et de son épouse, décidèrent de créer un mouvement d'évangélisation nommé 
La Cause par allusion à cette parole du réformateur Philippe Mélanchthon :

 "La Cause pour laquelle nous combattons 

n'est pas la nôtre, mais celle du Christ."

 

Des chrétiens de bonne volonté, enthousiastes, qui désiraient promouvoir l'action missionnaire et mettre leurs dons, leurs compétences au service de tous, répondirent présents. Il en résulta un engagement fédératif au sein de l'ensemble des dénominations issues de la Réforme. Plus de 40 groupes d'action virent le jour : conférences, colportage, édition de traités, cours bibliques par correspondance, première émission à la T.S.F. etc. jusqu'à un service de transcription en Braille pour donner aux aveugles l'accès à la Bible... De multiples services pour répondre aux besoins concrets et spirituels d'une France désemparée et meurtrie au lendemain de la Première Guerre mondiale.

 

 

La vision de La Cause aujourd'hui

Aujourd'hui, et depuis 1920, La Cause n'a de cesse par son service, son témoignage écrit, son engagement sous les formes les plus diverses, de vouloir faire entendre la voix de l'Évangile, la Bonne Nouvelle du salut offert à tous et de l'espérance qu'il fait naître.
La Cause est membre de La Fédération Protestante de France. Elle collabore avec les différentes églises au sein de la grande mouvance protestante et évangélique.

Nouvelles 489 (janv.-Fevr.-mars 2017)

La Cause, Fondation Reconnue d'Utilité Publique, est une œuvre protestante au service :
1/des aveugles et des malvoyants,
2/des enfants en détresse (adoption, parrainage)
3/des couples ( service de rencontre en vue de mariage)
4/de la solitude des personnes de tout âge.

Vous désirez soutenir La Cause et connaître, une fois par trimestre, les actions qu'elle mène, pour vous ou avec vous, souscrivez au Nouvelles de La Cause. L'abonnement annuel est de 4 € seulement.

 

Sommaire du Numéro 490 en cours (AVRIL-MAI-JUIN 2017) 

 1/ JOHN BOST - BICENTENAIRE DE SA NAISSANCE (1817-1881)
 2/ BONNE ET  HEUREUSE RETRAITE À DANIEL ARNERA
 3/ RÉSULTATS DE LA VENTE ET DE LA TOMBOLA 2017
 4/ LA FIDÉLITÉ :  FOI EN L'AUTRE, FOI EN SOI !
 7/ LE SERVICE ÉLIEZER RÉPOND À UNE FORTE ATTENTE
 8/ À NOTER