histoire du département handicap visuel

Plus d’un siècle au service du “Droit de Lire”

L’engagement de La Cause auprès des personnes déficientes visuelles n’est pas une activité récente ; c’est une mission historique qui prend racine dans la vision de son fondateur, le pasteur Freddy Durrleman.

Une intuition fondatrice (1920)

Dès la création de La Cause en 1920, la volonté est claire : personne ne doit être laissé au bord du chemin de la connaissance et de la spiritualité. À une époque où le handicap visuel est synonyme d’isolement social et culturel, La Cause décide de créer un pont entre le monde des voyants et celui des non-voyants.

L’ère du Braille et du papier (1920 – 1950)

La mission commence par un travail de fourmi : la transcription manuelle.

Des bénévoles dévoués passent des milliers d’heures à piquer le papier pour traduire les grands textes en Braille

 Très vite, la bibliothèque devient un centre de ressources unique, expédiant des volumes massifs dans toute la France et à l’étranger, permettant aux aveugles d’accéder aux textes classiques et contemporain.

La révolution sonore (Années 1950 – 1970)

La Cause comprend très tôt le potentiel du son. Avant même l’arrivée du CD ou du MP3, la mission innove :

  • Elle lance les enregistrements sur disques souples, puis sur bandes magnétiques.
  • C’est la naissance des “Donneurs de Voix”. L’idée est révolutionnaire pour l’époque : offrir non pas une voix mécanique, mais une présence humaine, une chaleur d’interprétation qui rompt la solitude de l’auditeur.

De la cassette au numérique (1980 – Aujourd’hui)

La bibliothèque a traversé toutes les mutations technologiques avec une seule boussole : l’accessibilité.

  • Les années cassette : Des milliers de valisettes de transport circulent chaque jour par la poste, bénéficiant de la franchise postale pour rester gratuites pour l’usager.
  • Le passage au CD Daisy : Un format spécifique permettant de naviguer dans le livre (chapitres, pages) comme un lecteur voyant.
  • L’ère du téléchargement : Aujourd’hui, la mission poursuit sa transformation en proposant des catalogues dématérialisés, tout en conservant l’envoi physique pour ceux qui restent attachés au support matériel.